Le blog des Entrepreneurs Heureux

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La patience

Journal d’un entrepreneur, semaine 3. Il y a maintenant un élément nouveau pour moi et que je commence à intégrer dans le programme de création de mon entreprise : la patience.

La patience

Je me suis rendu compte que sans patience, je risque fort de m’épuiser et de commettre des erreurs. Dans mon article précédent sur le financement, je développe quelques idées pour trouver l’argent nécessaire pour mes projets. C’est le nerf de la guerre. Sans argent, je ne peux rien faire.

Toutefois, je suis aujourd’hui convaincu que développer la patience est aussi importante que le financement pour lancer mon entreprise.

« La réussite est liée à la patience mais elle dépend également de beaucoup de bonne volonté. » Gilbert Brévart

J’ai ces derniers jours un sentiment de déjà vu. En effet, il y a tout juste un an je suis tombé assez malade (En fait, une grosse grippe qui m’a pratiquement bloqué à la maison 3 bonnes semaines). J’ai perdu 8 journées de travail (étant travailleur autonome, non rémunérées) et une bonne dizaine de kilos. Pour dire…

Cependant, je me souviens que les semaines précédentes je me sentais déjà fatigué avec une forte envie (ou besoin) de faire une pause. Avec le recul, je comprends ce que mon intuition essayait de me dire : mon corps et mon esprit voulaient du repos.

A l’époque, mes projets étaient pratiquement que ceux d’aujourd’hui : créer un blog sur la course à pied, ce qui impliquait des entrainements de plus en plus intenses, investir dans l’immobilier et suivre les formations indispensables pour mon apprentissage. A cela s’ajoutait mon travail de professeur particulier, environ 50 heures par semaine, et la vie de famille avec deux enfants en bas âge.

Ça fait peut-être beaucoup…

Aujourd’hui, je suis dans une situation similaire. Le thème du blog est totalement différent (celui où se trouve publié l’article que tu es en train de lire) et je ne fais plus d’entrainements intenses. Pour le reste, la feuille de route est la même. Je m’obstine, héhé …

Toutefois, je commence à ressentir des symptômes qui m’alertent : douleurs musculaires, quelques maux d’estomac. Bref, je me demande si je ne devrais pas faire un peu attention à moi et lever le pied. En fin de compte, être un entrepreneur heureux devrait être un entrepreneur en bonne santé. Tu n’es pas d’accord avec moi ?

Par ailleurs, en voulant aller trop vite dans mes projets de constitution d’un parc immobilier, il m’est déjà arrivé à deux reprises de commettre des erreurs stratégiques que, dans le deuxième cas, je continue de payer.

J’aurais pu attendre un peu sans craindre les conséquences. Il s’agit maintenant de prendre garde et de comprendre les conséquences de mes décisions.

Quand on veut aller trop vite

Quand on veut aller vite

J’ai un gros défaut qui peut parfois être vu comme une qualité : je déteste lorsque les choses n’avancent pas.

J’ai tendance à vouloir aller vite bien que, et c’est mon cas maintenant, mon emploi du temps ne me le permette pas.

Et puis, comme je te disais en introduction, le fait de vouloir aller trop vite dans mes projets peut avoir des conséquences sur ma santé et mon porte-monnaie.

Je m’explique.

Conséquences sur ma santé

« La patience est la clé du bien-être. » Mahomet

J’ai récemment lu un article de l’INRS qui corrobore ce que je ressens ces derniers jours. Je te conseille de le lire. Tu es probablement familiarisé avec son contenu que ce soit de manière directe ou indirecte.

Pourtant, j’en suis conscient et je prends soin de moi depuis plus de 3 ans, peu après la naissance de ma petite Hélène.

· Les mesures pour le corps et l’esprit.

Cela fait longtemps maintenant que je médite et que je pratique un peu de sport pratiquement chaque jour d’une manière modérée. J’en parle d’ailleurs dans un autre article sur les habitudes zen.

J’ai également amélioré mes habitudes de sommeil bien qu’il me reste encore un long chemin à parcourir en ce sens.

· Les limites de ces mesures

Je sais que ces habitudes vont dans le bon sens, et j’en perçois les conséquences au quotidien : bien-être, moral, confiance, meilleure lucidité. Là-dessus, je te renvoie à nouveau vers mon article sur les habitudes zen où je décris avec plus de détails tout cela.

Cependant, je sais que je dois encore apporter des améliorations à mon quotidien. Même en étant le plus zen du monde, si je surcharge mes journées de tâches à faire, je pense qu’à la longue mon corps m’imposera un arrêt forcé comme il y a exactement un an.

Mes sensations actuelles pourraient se comparer à l’image suivante :

C’est comme si je retirais 10cl d’eau à une bouteille et en reverser 15cl juste après. Sans faire de calcul, tu sais que tôt ou tard la bouteille finira par déborder.

Conséquences monétaires

« La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux. » Proverbe Persan

Il est vrai que les conséquences physiques doivent être prises en compte mais je dois également penser aux conséquences monétaires. En effet, la patience joue un rôle fondamental.

J’ai personnellement vécu l’expérience de mauvaises décisions à cause de mon manque de patience.

Je t’ai parlé plus haut de deux erreurs que j’ai commises quand j’étais à la recherche de mon premier investissement immobilier pour le locatif.

Les 3 lois de l’immobilier

Mais avant de te détailler ses deux expériences, afin de mieux comprendre mon raisonnement, il y a trois lois basiques à connaître pour faire un bon investissement immobilier (donc s’enrichir), qui plus est pour du locatif :

1. Bien négocier à l’achat car le bénéfice se fait à l’achat.

2. Le montant des crédits à payer ne peut pas dépasser un maximum de 70% du loyer perçu. Si par exemple, je perçois 1000€ de loyer mensuel, le total des crédits à payer chaque ne peut pas dépasser 700€ mensuel.

3. Utiliser au maximum l’argent des autres pour financer tout le projet (achat du bien+travaux de rénovation). Donc viser 100% de financement.

Premier exemple d’erreur de décision : un bien trop cher

« C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre. » Louis XIV

Il y a un an je me trouve au milieu d’une opération d’achat : c’est mon premier investissement.

Il s’agit d’un appartement. Il est très bien placé et, à ce moment-là le prix me semble correct. J’accepte donc de l’acheter au prix proposé pour le mettre en location. Sans négocier…

Problème majeur : la banque me refuse le prêt et je dois donc dire refuser le bien.

Cependant, avec le recul je m’aperçois que j’aurais pu commettre deux erreurs stratégiques : la première est la négociation, la deuxième est le calcul de rentabilité.

En effet, je sais maintenant qu’il faut toujours, toujours, toujours négocier le prix à l’achat. Ce que je n’ai pas fait. Je suis tombé dans le piège du « ne laisse pas filer cette occasion en or ».

La rentabilité n’était pas extraordinaire. Entre l’achat et les travaux de rénovation, j’en serais maintenant avec un revenu de location qui couvrirait à peine les échéances mensuelles. Je rappelle une des lois : pour un bon investissement immobilier est qu’au minimum les crédits ne doivent pas dépasser 70% du loyer perçu.

Or, là non plus j’ai failli commettre une faute. Donc, une fois n’est pas coutume : « Merci à ma banque !! ».

Mon deuxième exemple d’erreur de décision : utiliser trop de fonds propres

« La sagesse, ce n’est pas qu’être patient, c’est aussi ne jamais laisser l’impatience triompher. » Hanluo Taihan

Les poches vides

Cette fois-ci, c’est un peu plus sérieux car cela concerne un bien dont nous sommes propriétaires. Dans ce cas, les points 1 et 2 des lois du bon investissement immobilier sont respectés.

Le prix est bon, le loyer perçu par rapport au crédit est largement bon. Par contre, le financement est venu à plus de 50% de nos fonds propres. Erreur.

Pour te situer, lorsque j’ai voulu acquérir l’appartement, deux options se présentaient à moi pour financer l’achat du bien :

1. Financer avec un crédit hypothécaire l’opération d’achat du bien et compléter avec un crédit personnel pour financer l’apport initial (20% obligatoire du bien + frais divers) et les travaux de rénovation.

2. Financer la moitié de l’opération totale avec des fonds propres, nos économies, et l’autre moitié avec un crédit personnel.

La première (crédit hypothécaire + crédit personnel) est l’option idéale car toute l’opération était entièrement financée par un tiers (la banque) et finalement remboursée par un autre tiers (les locataires).

Malheureusement, mon manque de patience m’a encore joué un mauvais tour.

En effet, suite à un malentendu dont je reviendrai un jour, le crédit hypothécaire n’allait probablement pas être disponible, du moins il n’allait pas arriver à temps.

Par peur de perdre “l’opportunité ” qui se présentait à moi, j’ai choisi l’option deux, soit utiliser au maximum les fonds propres. En fait, l’opération n’est en soi pas mauvaise du tout mais elle me laisse avec peu de liquidités, ce qui est un mauvais choix vu avec un peu de recul.

En effet, si tu as lu mon article sur le financement, tu comprends les avantages de préserver des liquidités : une assurance psychologique et un outil pour la négociation.

Bref, si j’avais été patient dans ma démarche, je n’aurais pas craint de perdre l’opportunité d’achat de ce bien. En conséquence, si j’avais eu plus de patience, maintenant j’en serais dans la situation suivante :

· Je serais très probablement le propriétaire d’un appartement en location, ce serait peut-être un autre que celui dont je viens de parler.

· J’aurais financé tout le bien entièrement par la banque.

· Le crédit serait entièrement remboursé par mes locataires.

· J’aurais préservé toutes les économies dont nous disposions à ce moment-là.

Conclusion, j’aurais à l’heure actuelle un bien meilleur pouvoir de négociation face à ma banque. J’aurais dû être plus patient.

Ma leçon de la semaine : la patience

« Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain : rappelons-nous que la patience est le pilier de la sagesse. » Frédéric Mistral

Je ne dirais que deux mots : détermination et patience.

Détermination dans mes objectifs de vie professionnelle et personnelle, c’est ce qui me guide dans mes choix.

Patience face aux décisions que je dois prendre au quotidien. Après tout, si je parviens à avancer chaque jour vers mon but, c’est que tout va bien.

Sur mon prochain post, je partage avec toi la suite des étapes auprès de cette société de vente aux enchères et des décisions prises vers le projet de création d’entreprise : peu à peu et pas à pas.

Bien entendu, je t’invite à me faire part de tes commentaires et suggestions ci-dessous. Plus j’en apprends, plus nous avançons tous en même temps.

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